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Auteur Fil de discussion: Des infos sur la bave d'escargot  (Lu 29682 fois)
fanouchka15
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« le: 19 Janvier 2011 à 21:14:59 »

Bonjour à tous,
je suis nouvelle et j'aimerais avoir des informations sur la bave d'escargot.
En effet, je souhaiterais me lancer dans cette exploitation mais je n'y connais pas grand chose. J'essaye d'attraper des infos sur internet et c'est pas évident, mais c'est passionnant!!
Je sais que je n'ai aucune experience dans ce domaine, mais je trouve ça trés interessant et j'ai beaucoup de terrain (et de temps libre) chez moi, j'aimerais donc me lancer dans cette aventure
mes questions sont simples:
quelles sont les normes à respecter pour extraire de la bave d'escargot?
est ce rentable? (j'ai vu sur un autre sujet un membre de ce forum dire que ça n'avait pas l'air rentable au vu du travail à fournir)
Y a t-il une race spécifique à utiliser?
Bref, toutes les informations, conseils ou autres recommandations me seront bénéfiques
merci d'avançe pour vos précieux témoignages
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altava
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« Répondre #1 le: 20 Janvier 2011 à 03:49:31 »

Bonjour,

J"ai vu il y a quelques jours l'émission "les rois de l'escargot". On aperçoit des jeunes femmes au Chili qui prélèvent de la bave d'escargot manuellement avec une sorte de spatule. Le produit est filtré et mis en pot dans le cadre d'une petite production artisanale. Un peu plus loin et toujours au Chili, un éleveur s'est spécialisé dans la même activité suite à la chute du prix de la chair d'escargot sur les marchés.
Enfin, on nous montre un industriel espagnol à Barcelone qui a fait fortune dans la production de la crème de soin a base de bave d'escargot.
J''en conclu qu'il serait intéressant de chercher plus d'infos auprès de sources hispaniques.
Je suis également curieux quand au sujet et je me rends de temps en temps à Barcelone. Je ne manquerais pas de vous communiquer le fruit de mes recherches.
Quand à une espèce pertinente pour la production de bave, je pense à un escargot que j'ai découvert l'année dernière lors de deux voyages touristiques en Algérie.
Abondant à l'état sauvage et vendu sur les marchés locaux, il produit beaucoup  de sécrétion que d'autres espèces. Il y a d'ailleurs une ferme d'élevage sur place qui produit pour l'exportation ... en Espagne.
Photo ci-jointe (helix Aperta ?) et a droite un exemplaire du genre "otala" que j'élève en amateur.
Cordialement.
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Chris NC
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« Répondre #2 le: 21 Janvier 2011 à 05:35:15 »

 Bienvenu à vous deux sur le forum Sourire
Nous avions eu déjà l'occasion d'en parler il y a un petit moment mais bon Tire la langue  Cool
Pensez vous vraiment que cette activité est si lucrative que ça Huh? pourquoi les héliciculteurs européens ne se sont pas "rués" vers ces marchés Huh?
Une petite idée Huh?
A+ Cool
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altava
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« Répondre #3 le: 21 Janvier 2011 à 17:40:37 »

Bonjour Chris et merci de votre accueil,

Une petite synthèse très brève des infos que l’on peut consulter sur le net :

-   Les latino-américains utiliseraient  la formule eau+ sel pour faire baver les escargots (10% de mortalité)
-   1 kg d’escargot produirait  ~ 100  à 150 gr de bave
-   La bave est filtrée, décantée et concentré par passage au déshydrateur
-   Un conservateur est adjoint à hauteur de 0,5 % le GLYDANT ( pas trouvé de fournisseur en France,  trouvé  en Chine – prix inconnu à cette heure)
-   Voilà la base industrielle. La préparation des produits finis fait intervenir d’autres éléments.

Quelques références tarifaires :

-   Produit fini  (crème)  ~20 € pour des contenances autour de 50 gr ( soit un prix « à la louche » autour  de 400 € / kg) en France.
-   Litre de bave pure + GLYDANT et stérilisation par rayon = ~ 51 € au Chili , hors TVA
-   J’ai trouvé un fournisseur argentin qui propose un produit fini (crème ) à ~6 € 50 les 100 gr (65 € / kg)

Remarquez la différence de prix entre les continents, ce qui me semble symptomatique d’un marché assez opaque pour le consommateur.
On pourrait avoir comme perspective de départ, un revenu d’appoint pour le producteur avec une petite production artisanale.
La distribution se ferait sur les marchés en direct et je signale avoir une expérience dans ce domaine.

Reste plusieurs questions à résoudre :

-   Quelle est la durée de conservation du produit brut avec le Glydant ?
-   Combien ça coute et ou peut-on en trouver ?
-       Identifier et mettre en place les obligations sanitaires.

Tous ceci est un peu vague, je le conviens mais j’essaye d’être optimiste et je me dis qu’il y a peut être un coup à jouer.

Sources :

http://www.gireaud.net/degorgement.htm
http://productos-belleza.vivastreet.cl/productos-cuidado-salud+recoleta/venta-baba-de-caracol--pura-a-granel/12143380
http://www.cch.unam.mx/ssaa/new/sites/default/files/17.pdf

Amicalement.
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« Répondre #4 le: 21 Janvier 2011 à 20:20:37 »

GLYDANT = DMDM hydantoïne 
Formaldéhyde et libérateurs de formaldéhyde
Le formaldéhyde (ou formol), pourtant classé substance cancérigène, est encore autorisé comme conservateur dans les cosmétiques si sa concentration ne dépasse pas 0,2 % (0,1 % dans les produits bucco-dentaires). Au dessus de 0,05 % la présence de formaldéhyde doit être mentionnée sur l’emballage.
Les libérateurs de formaldéhyde comme le DMDM hydantoïne sont des « ersatz » du formaldéhyde et sont un exemple classique de l’expression « remplacer le diable par Belzébuth ». Sous certaines conditions (comme par exemple un long contact avec l’eau), les libérateurs de formaldéhyde libèrent du formaldéhyde. Le Professeur Eberhard Heymann (Haut, Haare, Kosmetik, Verlag Hans Huber, Bern, 2003) qualifie les libérateurs de formaldéhyde de chevaux de Troie: « Les substances qui libèrent du formaldéhyde ont un pouvoir antimicrobien encore plus fort que les formaldéhydes. Cela vient probablement du fait que ces substances introduisent l’aldéhyde dans les cellules, tel un cheval de Troie, alors que le formaldéhyde libre – lui - est , du fait de sa réactivité, détruit de diverses manières avant même d’atteindre les cellules. » Le formaldéhyde peut endommager de manière décisive la fonction des protéines, et comme toute substance capable de dénaturer les protéines, c’est un danger potentiel pour la santé.
http://www.laveritesurlescosmetiques.com/risiko_fr.php

Cosmétique bio : des conservateurs de synthèse autorisés
D'après le cahier des charges d'Ecocert (organisme de certification qui délivre le label Cosmebio), les cosmétiques certifiés issus de l'agriculture biologique peuvent contenir 5 % d'ingrédients de synthèse (issus d'une synthèse pure). La plupart du temps, ces ingrédients sont des conservateurs. Parmi ceux autorisés par Ecocert, figurent le benzoate de sodium, l'alcool benzylique, l'acide formique, l'acide propionique et ses sels, l'acide salicylique et ses sels, l'acide sorbique et ses sels.

"Ce sont des conservateurs considérés comme doux et il est préférable d'en utiliser car un produit altéré qui a tourné est un produit nocif. Les conservateurs permettent d'empêcher la prolifération de microorganismes comme les champignons qui peuvent, au contact de l'épiderme, créer des allergies cutanées. Par ailleurs, sans aucun conservateur, la plupart des produits cosmétiques ne se conserveraient que quelques jours"

http://www.revuebio.fr/certification-ecocert-pour-les-cosmetiques/
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philippe62
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« Répondre #5 le: 21 Janvier 2011 à 22:32:35 »

L'idée de récolter la bave, sans tuer l'escargot, et sans altérer ses qualités "gustatives" pour la consommation qui suivrait, est une bonne idée, mais les techniques vues dans l'émission semblent bien rustiques et couteuses en main d'oeuvre pour dégager un profit en France. Il y a surement de la recherche à faire , merci à altava de s'y lancer ...  Cool
Sur la photo
Citation
Photo ci-jointe (helix Aperta ?) et a droite un exemplaire du genre "otala" que j'élève en amateur.
perso, je pense reconnaitre (à gauche, bien sur) plutôt un Petit-Gris à bandes à peine visibles, j'avais eu un spécimen du Maroc qui ressemblait vraiment beaucoup, avec une coquille encore plus "martelée". H aperta ne "resserre" pas sa coquille à l'ouverture. Bien entendu, difficile d'être très affirmatif à partir d'une photo.
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« Répondre #6 le: 23 Janvier 2011 à 14:17:07 »

Je suis tombé la dessus :
http://sites.google.com/site/bioproduitbaveescargot/
je ne sais pas trop ce que ça a de bio mais bon...
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« Répondre #7 le: 23 Janvier 2011 à 16:19:44 »

Merci à tous pour vos informations, je me renseigne de mon coté, j'arrive à trouver des methodes pour l'extraction et des chiffres précis concernant la production, mais je n'ai aucun chiffre concret concernant les prix de vente ou le cout de production et rien sur les normes d'hygiene, mais je conitnue à fouiller!
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« Répondre #8 le: 23 Janvier 2011 à 21:03:59 »

-       Identifier et mettre en place les obligations sanitaires.
J'insiste sur le bio :
http://www.officinea.fr/obligations-reglementaires-d-un-cosmetique.html
je ne sais pas trop ce que ça a de bio mais bon...
Les cosmétiques bio, normalement c'est :
• contiennent davantage d'actifs que les cosmétiques traditionnels et dans des concentrations beaucoup plus élevées.
• les principes actifs utilisés sont naturels et issus de l'Agriculture Biologique.
• on n'y trouve pas de substances chimiques de synthèse bioaccumulables (qui s'accumulent dans les tissus vivants sans en être évacuées), persistantes (c'est l'inverse de biodégradables : ce sont des substances qui ont une très grande stabilité dans l'environnement) ou toxiques, qui présentent des risques pour la santé et l'environnement. Ils sont donc sans paraben.Oui, mais sans GLYDANT, non plus !!!
• ils ne contiennent pas d'O.G.M.
• ils ne sont pas testés sur les animaux.
• leurs emballages sont recyclables et non-polluants.

Et c'est aussi :
2.1.c Matières premières animales
Soucieux du respect de la vie animale et de la sécurité sanitaire, nous, fabricants adhérents, nous engageons, par principe, à ne pas utiliser de produits ou d’extraits d’animaux vivants ou morts.
2.1.d Produits et sous-produits animaux
Certains produits et sous-produits animaux ne mettant pas en cause directement la vie des animaux et dont
le prélèvement n’a pas d’effet néfaste sur les équilibres écologiques peuvent néanmoins être utilisés en référence à une liste positive, révisable selon les avancées techniques (cire d’abeille, propolis, miel, lait …).


http://www.cosmebio.org/fichiers/charte_cosmebio.pdf
Mais, apparemment, il suffit à "certains", de préciser que leurs produits sont sans Paraben pour qu'ils le vendent sous dénomination bio.

ET, ne pas oublier le "guide des bonnes pratiques de fabrication des produits cosmétiques" ...et toc !!! (norme ISO 22716 pour les cosmétiques)
http://www.gaiia-shop.com/blog/savons-naturels/BPF.pdf
On va quand même pas laisser des petits producteurs, faire la nique aux industriels..... là aussi, faut pas exagérer, non plus !!!

Bonne extraction,...à titre indicatif, dans de lointaines contrées on dit :"traire l'escargot".
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« Dernière édition: 23 Janvier 2011 à 21:06:19 par 118 218 » Journalisée
david
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« Répondre #9 le: 24 Juillet 2011 à 12:15:26 »

salut p

petite vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=RDadwlC9ago&feature=related

la méthode bonne question je ne sais pas
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« Répondre #10 le: 24 Juillet 2011 à 19:58:45 »

Des Gros-gris, au Chili...mais...comment ce fait-ce ??
Prendre les escargots un par un, et leur faire des chatouilles pour les traire, est-ce rentable ??
@+
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